Un livre de Pornpimol Senawong traduit par Sodchuen Chaiprasathna

Éditions GOPE, 188 pages, 14.5x20.5 cm, 173 photos couleur, 19.75 €, ISBN 978‐2‐9535538‐1‐9

jeudi 5 mai 2011

Les liens qui unissent les Thaïs est provisoirement indisponible, mais...

... vous pouvez réserver votre exemplaire dès maintenant !

La première édition étant épuisée, nous en avons profité pour réviser et mettre à jour le contenu. Plus claire, plus complète, avec de plus belles photos, cette nouvelle édition sera disponible fin octobre, début novembre.
Un petit cadeau typiquement thaïlandais est offert pour toute commande passée depuis ce blog (paiement sécurisé en ligne par PayPal ou CB).

http://voyageurasie-soleillevant.blogspot.com/2011/05/danse-folklorique-sud-thailande-hd.html

samedi 1 janvier 2011

Mâcher de la noix de bétel


Dans le passé, une des activités culturelles et sociales populaires pour les adultes thaïs était de mâcher de la noix de bétel. Chaque ménage possédait un service d’accessoires à bétel disposés sur un plateau à pied contenant les ingrédients nécessaires, ces derniers étant toujours prêts aussi bien pour les membres de la famille que pour les invités. Quand les invités arrivaient, le service était présenté pour souhaiter la bienvenue aux visiteurs.
Un service d’accessoires à bétel consiste en un petit gobelet contenant de la chaux éteinte, un récipient conique où sont placées les feuilles de bétel, des petits pots à couvercles et un petit couteau qui peut être un modèle traditionnel à lame rétractable. Le service peut être en or, en argent, en bronze, en ivoire, en nacre… il reflétait le statut du propriétaire, son rang social.

Une chique de noix de bétel consiste en un ou plusieurs morceaux de noix d’arec – le fruit de l’aréquier dit palmier à bétel (Areca catechu) – fraîches ou sèches, et d’une feuille de poivrier mélangés avec de la chaux éteinte.

Le mot « noix de bétel » est donc trompeur puisque le bétel proprement dit est la feuille qui provient d’une plante grimpante de la famille des pipéracées.

D'autres ingrédients sont parfois ajoutés à la chique comme du tabac ou des clous de girofle pour en modifier la saveur. Les alcaloïdes présents dans la noix sont comparables à la nicotine et ont les mêmes effets stimulants et toxiques.
Mâcher la feuille et la noix prend environ cinq à dix minutes. Les glandes salivaires sont stimulées et le chiqueur a besoin de cracher, une salive rouge vif. Un crachoir est donc un ustensile essentiel à la maison. Il n’est pas impoli de faire une pause lors d’une conversation pour lancer un jet de salive dans le crachoir ou de s’essuyer la bouche de temps en temps.


Dans la culture thaïe, mâcher le bétel était un passe-temps favori chez les hommes comme chez les femmes. Cependant, la préparation des chiques de bétel était le travail des femmes et une forme d’art.

Une chique de bétel pouvait être spécialement préparée et offerte à un homme, c’était pour une femme un moyen de révéler ses sentiments.
À suivre… dans Les liens qui unissent les Thaïs

mardi 21 décembre 2010

Une présentation sans chichi des manières thaï

Lorsque vous vous rendez en Thaïlande pour la première fois, on gage que vous ne cessez de vous poser des questions : quelles sont ces drôles de maisons miniatures à l’entrée des demeures ? Pourquoi les Thaïs s’aspergent-ils à chaque nouvel an ? Que signifie le sigle OTOP accolé à plusieurs produits ? Quelle est l’importance réelle du fameux sourire thaï ? Pourquoi certains hommes portent-ils des statuettes en forme de phallus à la taille ?

A toutes ces questions, et bien d’autres, vous trouverez une réponse dans cet ouvrage. Vous aurez ainsi une idée assez précise des croyances religieuses, superstitions. Vous distinguerez sans problème Tom Yam, Nam Prik et autres Kaeng. Et vous comprendrez aussi l’importance fondamentale des symboles nationaux, comme l’hymne, le drapeau, les emblèmes.
Vous l’aurez compris, une présentation sans chichi des manières thaï.
 
Emmanuel Deslouis 


www.eurasie.net/webzine/spip.php?article1023
   

samedi 6 novembre 2010

Le sourire thaï

On fait souvent référence à la Thaïlande comme au « pays du sourire » et on croit que les Thaïs sont des gens heureux parce qu’ils sourient tout le temps même dans les situations difficiles.

Yim paen (un grand sourire) © GOPE
Il est vrai que les Thaïs sourient relativement facilement mais ces sourires ne doivent pas être systématiquement interprétés comme l’expression de leur joie intérieure. […]. En effet, les sourires sont utilisés pour dire « oui », « non », « bonjour, « merci », « désolé » ou même « je ne comprends pas ». […]

Yim haeng (un sourire sec) © GOPE
Les multiples significations des sourires peuvent causer des malentendus entre Thaïs eux-mêmes. Les étrangers ne doivent donc pas s’inquiéter si un Thaï les heurte et sourit. La personne ne pense pas que c’est amusant de heurter quelqu’un mais essaie de s’excuser avec un sourire. […]

Yim sao sao (un sourire triste) © GOPE

vendredi 5 novembre 2010

Routard Mag : livres de route (Thaïlande)

Singulière Thaïlande. Voici un pays moderne qui réussit le tour de force de résister à l’uniformisation de la planète sans toutefois se fermer aux autres et à la mondialisation. Jamais colonisé, l’ex-royaume de Siam a su conserver sa spécificité et ses coutumes.

L’étranger qui débarque en Thaïlande – et même l’expatrié qui y vit depuis un certain temps – se trouve confronté à un univers fascinant, parfois déroutant, dont il faut posséder quelques clés pour ne pas le juger impénétrable. La Thaïlande, pour l’Occidental qui recherche autre chose qu’un exotisme facile, demeure une terra incognita dont il faut déchiffrer les énigmes, un continent culturel à explorer.

Signé par un professeur de la Faculté d’Archéologie de l’Université Silpakorn, Les liens qui unissent les Thaïs a été tout d’abord écrit pour les étudiants se destinant à être guides touristiques pour les étrangers. Il fournit des connaissances sur les caractéristiques sociales et culturelles fondamentales du pays. Bref, une sorte de Thaïlande expliquée aux nuls…

Il s’agit d’un bréviaire fort utile pour comprendre les règles qui régissent la culture thaï. Mme Pornpimol Senawong couvre tous les champs de la société : la religion, les cérémonies et festivals, la nourriture, l’artisanat, les arts du spectacle, la langue et les styles de vie.

Comment la hiérarchie sociale fonctionne-t-elle ? Quelles sont les caractéristiques de la langue thaïe ? Quels sont les codes du wai, le salut thaïlandais ? Que signifient les maisons aux esprits ? Et comment interpréter le sourire thaï ? Réponses dans Les liens qui unissent les Thaïs…

Jean-Philippe Damiani

http://www.routard.com/mag_livre/643/les_liens_qui_unissent_les_thais.htm



mercredi 3 novembre 2010

Les divertissements folkloriques en Thaïlande, le li-ké (likay)

[…]
Dans la partie centrale du pays, le spectacle le plus connu et le plus populaire est peut-être le li-ké (likay).

Il s’agit d’un genre théâtral qui date du règne du roi Rama V et qui s’inspire des psalmodies interprétées durant les rites musulmans de Chao Sen. Les représentations de li-ké (likay) sont assurées par des troupes de comédiens professionnels généralement engagés pour jouer lors des foires dans les monastères. Le public doit payer pour assister à la représentation.

Photographie de Pύγkamo@Tнai (www.flickr.com/photos/puykamo/4400921286/)
Les personnages de li-ké (likay) peuvent être partagés en trois catégories : les bons, les méchants et les comiques.
Les personnages masculins portent des costumes thaïs traditionnels de danse classique avec quelques modifications, des chaussettes blanches qui leur arrivent aux genoux et sur la tête des bandeaux ornés d’une plume blanche.
Les personnages féminins portent généralement des robes avec des diadèmes.

Photographie de SUPERBUMJI! (www.flickr.com/photos/superbumji/4454191840/)
Les costumes de li-ké (likay) sont connus pour être voyants et excessivement décorés de bijoux. Les comédiens chantent et dansent pour raconter une histoire, ils sont accompagnés par des instruments traditionnels thaïs, principalement les xylophones, les tambours, les gongs, les cymbales et les hautbois.

Photographie de Pύγkamo@Tнai (www.flickr.com/photos/puykamo/4398201535/)
Dans le passé, les histoires représentées étaient des aventures sensationnelles répétitives avec une fin heureuse digne d’un conte de fées. […] De nos jours, les histoires s’inspirent plus des thèmes des séries télévisées modernes.

Photographie de Pύγkamo@Tнai (www.flickr.com/photos/puykamo/4385654682/
Pour beaucoup ce ne sont pas les histoires qui rendent le li-ké (likay) fascinant, mais les costumes étincelants, les paroles, les gestes des principaux comédiens, le décor, les scènes humoristiques et le plus important la cordialité dont les comédiens font preuve envers leurs fans après le spectacle. […]

Photographie d’earlsy1 (www.flickr.com/photos/earlsy1/4028740128/)
 ***

Les liens qui unissent les Thaïs traite plus en détail le li-ké ainsi que le mor lam, le mor lam glawn (lam tat), le fon (fon lep, fawn-Lep, fon thian, fawn-thian) et le khon.

Plusieurs vies de Kukrit Pramoj (L'Asiathèque) contient le récit de la vie d’un interprète de li-ké (likay) dans les années cinquante.

mardi 14 septembre 2010

Sai sin, le cordon sacré

Saï sin © Jérôme Kertesz

Lors de certaines cérémonies bouddhistes telles que l’inauguration ou la bénédiction d’une maison, un sai sin est placé sur un plateau à pied devant les autels. Pour marquer le périmètre cérémonial, la boule est déroulée à travers une fenêtre et tout autour du bâtiment à une hauteur appropriée. Ensuite, la boule est replacée devant l’autel. Au cours de la cérémonie, lorsque les chants commencent, le moine supérieur prend la boule, déroule le fil, le passe à travers ses doigts puis passe la boule au moine suivant qui répète le processus jusqu’à ce que la boule atteigne le dernier moine.


Inauguration d'un bar !

On croit que les moines génèrent par leurs chants un pouvoir sacré qui est transmis à travers le lieu via le cordon sai sin. Un cercle sacro-saint est ainsi formé. Toux ceux qui se trouvent dans ce cercle seront bénis et protégés du mal.



Le sai sin est également utilisé en d’autres occasions. Dans la cérémonie de pré-ordination, un bout de cordon blanc est attaché aux poignets du candidat à l’ordination par les participants pour le protéger des mauvais esprits. On croit que le candidat est vulnérable aux dangers et aux obstacles avant d’être ordonné.

Le sai sin représente également d’autres gestes symboliques. Dans le Nord et le Nord-Est, les villageois attachent un bout de cordon sai sin aux poignets des visiteurs comme geste de bienvenue et pour leur souhaiter un bon séjour et une bonne santé.


Le sai sin est aussi un élément essentiel de la cérémonie appelée bai si khwan ou tham khwan.
Cette cérémonie est organisée pour une personne qui est malade, qui a été absente pendant longtemps ou qui a vécu une terrible expérience, dans le but de renforcer et de restaurer son moral. Durant cette cérémonie, les participants attachent un bout de cordon sai sin à la personne éprouvée pour la soulager et lui souhaiter d’aller mieux.


Le sai sin est également utilisé dans la cérémonie de mariage traditionnelle dans les régions du Nord et du Nord-Est. Au lieu de verser de l’eau bénite sur les jeunes mariés, les invités à la réception de mariage attachent un bout de cordon blanc aux poignets des jeunes mariés pour leur souhaiter bonheur et prospérité.

Mariage